«Quand j’ai fini un beau parquet massif, c'est comme si j’avais terminé une œuvre d’art»

Jaime, Apprenti poseur de sol

Poseur-euse de sol (parquets)

Portrait

  • Lecture et interprétation des plans ou des vœux du client
  • Prise de mesure, calcul de quantité et choix des bois
  • Préparation des surfaces et pose des couches d’isolation
  • Découpe et assemblage des parquets massifs ou préfabriqués
  • Traitement de protection et d’embellissement
  • Travaux de finition et de réparation

Talents

  • Naturel patient
  • Attirance pour le travail du bois
  • Aptitude à la lecture de plans
  • Goût pour le travail propre et soigné
  • Minutie et précision
  • Coordination spatiale et manuelle

Qualités requises

  • mobile
  • astucieux
  • précis
  • indépendant
  • magique

Le métier

Quelles sont les tâches que mon patron me confie

Le poseur de revêtements de sols habille les sols de parquets (bois massif, stratifié). Ils recouvrent, protègent et embellissent les planchers, parfois aussi les murs, de logements, bâtiments administratifs, scolaires, commerciaux ou industriels. La nature de leur travail dépend de la spécialité déployée par l’entreprise qui les emploie : pose de textiles et résilients et/ou pose de parquets.

Ses principales activités consistent à :

Etude et conseil

  • Lire et interpréter les plans, schémas et indications fournis par l’architecte ou le designer en architecture d’intérieur, examiner la demande d’un propriétaire, en discuter.
  • Conseiller les clients quant au choix du revêtement, de la teinte et des motifs, en tenant compte de l’usage du local (chambre, couloir, etc.) et de son environnement (style des meubles, couleur des peintures, etc.)
  • Consulter des catalogues, montrer des échantillons.
  • Mesurer les surfaces à revêtir et calculer la quantité de matériaux ; établir un devis et fixer les délais.
  • Commander les matériaux, organiser leur transport et leur entreposage sur le lieu de travail.

Travaux préparatoires

  • Vérifier l’état du sol ou du mur, dans certains cas, arracher un ancien revêtement.
  • Aplanir, poncer, nettoyer une surface neuve, remettre en état une chape détériorée.
  • Appliquer la couche de fond, lisser, étancher; poser un sous-parquet.
  • Adapter éventuellement une isolation thermique ou phonique.

Pose et finition

  • Choisir une technique et un plan de pose appropriés, en fonction du type de support, de la surface à recouvrir, des obstacles présents dans la pièce.
  • Dérouler les lés (rouleaux) de moquette ou de résilient ; étaler une mince couche de colle ; appliquer le revêtement, presser à l’aide d’un rouleau lourd jusqu’à parfaite adhérence.
  • Découper, ajuster aux mesures exactes, confectionner les joints.
  • Assembler les éléments de parquets en bois massif (chêne, hêtre, frêne, essences exotiques) ou stratifié, assortir les couleurs, composer les motifs, les damiers ; coller ou clouer, scier pour ajuster.
  • Poser les plinthes et les profils de finition (nez d’escaliers, seuils de portes).
  • Appliquer, sur certains revêtements, un produit protecteur facilitant leur entretien.
  • Poncer, vitrifier, cirer ou huiler les parquets, à l’aide de machines, pour les protéger et les mettre en valeur.

La suite des démarches

Tu t’intéresses aux métiers de la construction et tu envisages de te lancer dans une formation ? C’est génial ! Tu te demandes sûrement comment t’y prendre et par où commencer. Tu es au bon endroit.
Différentes étapes te permettront de confirmer ton choix professionnel et de décrocher une place d’apprentissage :

1) S’informer sur l’apprentissage

La filière de formation professionnelle te permet de te former à la pratique d’un métier. Le choix est vaste, notamment dans le secteur de la construction. A la clé, le certificat fédéral de capacité (CFC), qui t’ouvrira la porte du marché de l’emploi ou de voies de perfectionnement (brevets et maîtrises fédéraux). D’ailleurs, les compétences acquises dans le cadre du perfectionnement professionnel permettent de s’assurer d’être dans la meilleure catégorie de professionnels recherchés sur le marché de l’emploi, d’après les statistiques de l’OFS.

2) Effectuer un stage

D’une durée de 2 à 5 jours, le stage se déroule sur le terrain, dans les locaux de l’entreprise. En découvrant les coulisses du métier, tu pourras confirmer ou infirmer ton intérêt pour la profession. N’hésite pas, démarche des entreprises pour trouver une place de stage ! Cette expérience sur le terrain sera un plus dans ton dossier de candidature à l’apprentissage !

3) S’inscrire à un test d’aptitudes

Conçu sur mesure par des chefs d’entreprise et des représentants de l’école obligatoire, l’examen permet de faire le point sur le niveau de tes connaissances scolaires et sur l’adéquation de ton profil avec la filière de CFC visée. Ces tests sont appréciés par les employeurs – tes futurs formateurs – car ils leur permettent de s’assurer du choix de leur candidat.

4) Préparer son dossier de candidature à l’apprentissage

Tu as trouvé le métier qui te plaît ? Il est temps de monter ton dossier de candidature. Celui-ci sera composé notamment des documents suivants :

  • CV
  • Lettre de motivation
  • Derniers bulletins de notes
  • Eventuellement les attestation(s) de stage et les résultats des tests d’aptitudes

5) Chercher une place d’apprentissage

Le site orientation.ch propose une bourse des places d’apprentissage, régulièrement mise à jour. Tu peux également consulter directement les sites web des entreprises qui t’intéressent et parler de ton projet dans ton entourage, pour activer ton réseau et celui de tes parents. N’oublie pas non plus de reprendre contact avec les entreprises dans lesquelles tu avais fait un stage qui s’était bien passé ! Toutes les solutions sont bonnes pour mettre toutes les chances de son côté.

Si tu souhaites obtenir davantage d’informations sur ces différentes étapes, tu peux consulter :

  • Le site de notre association professionnelle
  • La page « Orientation » du site de l’Etat de Vaud, qui propose une rubrique très détaillée sur la filière de formation professionnelle.